Texte Libre

HISTOIRES POUR PETITS ENFANTS...
HEUREUSEMENT...
PAS TOUJOURS SAGES...

Mardi 26 février 2008

 

 

  JE SUIS TOUTE TREMBLANTE !!!!

ORDINATEUR tu n'es pas vraiment mon ami alors...de là  à blogger!!

D'autant que M Dujardin (ah! oui il faut que je vous parle de M Dujardin!) c'est mon amoureux depuis ..LONGTEMPS...mais surtout lui , l'ordinateur c'est vraiment son ami!

Je pense qu'il va se dire  que là, j'ai vraiment tout saccagé et surtout qu'une armée de virus implacables va attaquer et tout détruire.
En fait je me trouve héroique!! (le i tréma je ne sais pas le faire )

Mon blog c'est surtout un espace pour mettre en ligne des histoires que j'ai inventées pour mes petits enfants.
Je ne savais pas que je pouvais inventer des histoires .C'est ma petite Agathe qui m'a révélée elle était insatiable et j'y ai pris goût...

Je n'ai pas ENCORE écrit tout ce que j'ai inventé:taper avec 2doigts maintenant 4! Ce n'est pas très rapide.
.................................................................................................................................................................. 
Je vais souvent faire mon marché d'images animées chez . Béa!!!
http://bpucette.centerblog.net/MERCI
PS: Depuis ...BONNE NOUVELLE ï je maitrise!!!

 

par mamyrose publié dans : Humeur du jour, BONJOUR ! communauté : LE COIN DES ENFANTS SAGE
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Mardi 26 février 2008
  •  
     
 
Papy et Mamie habitent une charmante petite maison entourée d’un joli jardin. Papy est très fier de sa
pelouse bien tondue et surtout de sa haie toujours parfaitement taillée : c’est la plus réussie de tout le quartier. Mamie s’occupe de ses fleurs, mais depuis quelques mois elle passe beaucoup de temps avec sa petite fille Agathe.
 
 Agathe est une jolie blondinette aux yeux bleus. C’est la première petite fille de la famille alors, Papa Maman, Papy, Mamie ,Tonton et Tata en sont fous.
Depuis quelque temps Agathe marche seule , c’est aussi une sacrée petite bavarde. Elle explore le jardin et Mamie ne lui en veut même pas si parfois elle cueille des fleurs ou piétine des plates bandes.
Du côté de la rue, au fond du jardin court un joli petit mur peint en blanc il est recouvert de jolies briques rouges : ah ! Il a vraiment fière allure !Il n’est pas très haut et sert souvent de siège aux enfants du quartier. On peut même y faire un petit goûter improvisé. Si un ballon vient s’égarer dans le jardin c’est très facile d ’enjamber le muret, Mamie donne volontiers l’autorisation.
 
Un jour Mamie prend Agathe dans ses bras et la dépose sur le petit mur, ensuite elle la fait avancer prudemment en lui tenant fermement la main. Tout d’abord un peu apeurée, la fillette trouve vite que c’est très amusant. Ça devient vite son jeu favori. Dés qu’elle arrive chez Mamie elle réclame à grands cris :« Petit mur, petit mur » elle fait ainsi plusieurs aller retour. Mamie explique à chaque fois qu’elle ne doit jamais escalader seule Petit mur que c’est bien trop dangereux.

Agathe a bien grandi elle a maintenant trois ans. Tous les soirs Mamie va la récupérer à la maternelle et avant de rentrer pour goûter elle n’oublie jamais de réclamer : « Petit mur petit mur ». Elle franchit de plus en plus facilement les quelques mètres en jouant les funambules et elle aimerait bien que Mamie lache sa main, mais il n’en est pas question !


Les enfants du quartier eux aussi ont grandi. Ils se retrouvent de plus en plus nombreux assis sur Petit mur et il leur arrive parfois, d’oublier des canettes de soda ou des papiers de bonbons. Papy ronchonne en faisant le ménage.

Les jours sont plus gris l’hiver arrive, Petit mur est de mauvaise humeur il est fatigué il a mal au dos. Aujourd’hui c’était mercredi Agathe a fait plusieurs aller retour sur son dos, la bande à Giovanni avait organisé une partie de foot acharnée et le ballon a souvent
atterri dans le jardin. Mamie était un peu énervée, d’ailleurs elle a demandé à Giovanni de ne plus sonner et de récupérer directement le ballon
. Ah ! Ils lui en ont mis de la boue sur son dos de briques et pour couronner le tout, ils ont goûté et abandonné sur place les canettes et les paquets de gâteaux vides !
 


Ce n’est plus possible il faut trouver une solution pense Petit mur. Alors dans sa tête de brique germe une idée diabolique.
«Je vais concentrer toute mon énergie, je vais faire le gros dos et j’aurai ainsi plusieurs bosses qui me rendront dangereux donc impraticable.»
Dans la nuit froide et pluvieuse Petit mur met son vilain projet à exécution. Le lendemain matin, derrière le sapin, deux briques sont soulevées et forment une bosse.
 Il a plu toute la journée et quand Mamie ramène Agathe de l’école, le pâle rayon de soleil qui perce les nuages est le premier de la journée. Bien sur Agathe réclame sa petite promenade habituelle, Mamie hésite car les briques mouillées sont très glissantes. Elle finit cependant par se laisser convaincre.Agathe s’élance et lache la main de Mamie c’est justement l’endroit où le petit mur est dissimulé par les branches du sapin.

Badaboum !Agathe trébuche et tombe. Et oui une jambe cassée !
Quand Agathe revient chez Mamie quelques jours plus tard elle a la jambe plâtrée et marche avec des béquilles. Elle regarde de travers ce fichu petit mur : c’est vrai elle a désobéi en lachant la main de Mamie , mais expliquez moi pourquoi une bosse a soudain poussé sur le dos de Petit mur 

Mamie a dit aux garnements du quartier qu’il ne fallait plus grimper sur le mur que c’était dangereux. Ils ont donc émigré dans un autre coin et on n’entend plus un seul cri d’enfant.Quel calme !
Pendant quelques jours Petit mur a savouré ce calme revenu mais très vite il s’est ennuyé il s’est mis à attendre impatiemment le retour de l’école : peut être qu’aujourd’hui…mais rien, pas un regard.
Un soir cependant, son petit cœur de pierre s’est mis à battre plus fort Agathe n’avait plus de plâtre ! Mais elle n’a pas pour autant demandé à monter sur son dos, il l’a même entendu murmurer:
 « Toi je te déteste !»
Alors il est devenu de plus en plus triste, sa peinture s’est écaillée, son crépi s’est lézardé, ses belles briques rouges se sont couvertes de mousse. Dans les froides nuits d’hiver, il lui est même arrivé de pleurer et au petit matin il était couvert de fines gouttes de givre.
 
Par une belle journée de printemps, Papy commence le nettoyage du jardin. Soudain, il s’arrête devant Petit mur et hoche pensivement la tête :
« Il va vraiment falloir faire quelque chose, ce mur est dans un état pitoyable ,je ne comprends pas pourquoi il s’est dégradé aussi rapidement. »
Dans les semaines qui suivent Papy ne ménage pas sa peine : il nettoie les briques et remplace celles qui étaient soulevées, il refait les joins, rebouche les fissures et termine par un magnifique crépi couleur sable. Petit mur a retrouvé un air de jeunesse mais son cœur est toujours triste.

 
Un jour alors qu’Agathe descend de la voiture, Petit mur n’en croit pas ses oreilles de béton : 
« Dis donc Mamie et si je faisais un tour sur Petit mur ? »
Mamie éclate de rire : « Finalement tu n’es pas rancunière ! » et elle explique qu’être rancunière c’est se rappeler longtemps que quelqu’un n’a pas été gentil avec nous. Mais Agathe s’impatiente : « Bon on y va Mamie ? 
-D’accord, mais rappelle toi qu’il faut faire très attention où tu mets tes pieds.
-Mamie je te rappelle que j’ai quatre ans et que je suis dans la classe de Julie !
-Et bien, je te fais confiance, tu vas marcher toute seule mais je serai à côté de toi au cas ou tu aurais un problème d’équilibre. »
Le cœur de petit mur bat très fort il est fou de joie il pensait que ce moment ne viendrait plus jamais. Silencieusement il demande au vent de balayer rapidement son dos pour chasser les brindilles et les petits cailloux qui pourraient gêner Agathe et la faire chuter. Quand Agathe s’élance il est le plus heureux des petits murs.

 
Les mauvais moments sont oubliés, comment a- t-il pu être aussi méchant ?
Plus jamais il ne se plaindra d’avoir mal au dos, Agathe continuera longtemps « de faire petit mur . »
Et ensuite viendront Robin et Tom...
par mamyrose publié dans : Histoires pour enfants communauté : Contes et Légendes
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Mercredi 19 mars 2008
LA MACHINE QUI MANGEAIT LES CHAUSSETTES

Lisez cette histoire vous allez voir elle a un parfum de vécu...
Alors peut-être que chez-vous aussi la machine mange les chaussettes?
 
-Jean Mi c’est pas possible les chaussettes avec toi ! Encore trois orphelines !
Papa les yeux fixés sur son écran d’ordinateur grogne :
-Ben je sais pas moi.. Le rangement du linge et papa…
Maman finit de plier les derniers tee shirts et elle « ralouille »encore :
-C’est tout de même simple, les chaussettes avant de les mettre au sale on vérifie qu’il y a la paire.
Oh ! la la quelle histoire est-ce que j’accuse tout le monde moi ? J’ai une seule chaussette Spiderman et une seule superman, la seule solution c’est de les mettre ensemble, mais l’autre jour à l’entraînement de rugby Henri a bien rigolé quand il s’en est aperçu.C’est la honte !!
Maman prépare le dîner sans un mot mais je vois bien qu’elle n’est pas contente.
Après le repas elle charge la machine à laver qui va tourner pendant la nuit et elle ne peut pas s’empêcher de «  remettre ça sur le tapis »,les adultes sont parfois bien pénibles !
-Parfois je me demande si ce n’est pas la machine qui mange les chaussettes…Bon les enfants au lit et on se lave les dents avant.
En me lavant les dents je pense à la dernière phrase de maman, et si la machine à laver mangeait vraiment les chaussettes ?
 
23H Je me réveille en sursaut, la maison est endormie j’entends juste le ronronnement de la machine à laver qui s’est déclenchée pendant les «  heures creuses » : une histoire d’économie que m’a expliquée maman 
.
 J’en aurai le cœur net !
Je descends à pas de loup sans allumer les lumières, je ne veux pas que l’on m’entende.La cuisine est un peu éclairée par le réverbère de la rue, je ferme la porte puis j’allume la lumière. La machine à laver est là avec son gros hublot rond qui me regarde. Je vois la mousse danser je reconnais des vêtements qui se collent quelques secondes à la vitre avant de disparaître : Tout est normal, je vais boire un verre d’eau et remonter me coucher.
Mais tout à coup contre le hublot je vois passer une balle de tennis rouge ! Impossible personne ne joue au tennis à la maison les seules balles que nous utilisons, c’est pour faire jouer Orgeat le chien de mon tonton, et elle sont jaunes !
Là je m’assieds carrément par terre devant le hublot, mes yeux se ferment de sommeil mais tout à coup je vois passer à nouveau la balle rouge : Elle a des yeux ronds et une monstrueuse bouche aux dents blanches, de laquelle sort une de mes chaussettes Simpson toute neuve. Je me pince pour m’assurer que je ne rêve pas Elle disparaît mais voilà qu’arrive une autre balle verte cette fois, elle fait des grimaces horribles en mangeant le dernier morceau de la chaussette bleue et rouge de papa. Maman sera furieuse c’était les chaussettes qui allaient avec la cravate que maman a achetée pour la St Valentin.

Je n’ai plus sommeil du tout, je suis fasciné
par le spectacle du hublot.Les « monstres balles » passent plusieurs fois devant moi.La balle rouge qui s’aperçoit de ma présence me fait un joyeux clin d’œil ma chaussette Simpson est presque entièrement mangée maintenant.

La balle verte se met-elle aussi à danser devant le hublot elle a totalement mangé la chaussette de papa elle est juste un peu plus joufflue et d’un vert plus vif, elle me regarde joyeusement me fait plusieurs clin d’œil et un grand sourire. Oh ! Ses dents sont monstrueuses !
La machine fait un gargouillis, l’évacuation de l’eau savonneuse commence. Les deux monstres ont disparu. Je reste devant le hublot pendant les rinçages mais plus rien !
Je remonte dans ma chambre, et épuisé je m’endors immédiatement. Au réveil je me demande si j’ai rêvé, mais non , c’est sûr !
 
A l’école j’ai très envie de parler de tout ça à mon copain Henri mais il va encore me dire :
-Mais t’es ouf toi !
La maîtresse me dit plusieurs fois :
-Reste avec nous Robin !
Après la récré de l’après midi ça tourne mal :
-Peut-on savoir où tu es Robin ? sans réfléchir je réponds :
-Dans la machine à laver..
Toute la classe éclate de rire sauf la maîtresse qui croit que je me moque d’elle.
-Très bien nous ferons de l’humour ensemble demain pendant la récréation Monsieur Robin.
Je suis complètement découragé cette histoire de chaussettes ne m’attire que des ennuis.
Le soir quand je vois maman se diriger vers le sèche linge je cours m’enfermer dans ma chambre et je me mets à réciter la table de 7 à voix haute. C’est sur voilà le drame !
Quand je descends pour le dîner je vois bien que maman a sa tête des mauvais jours et sur la table du salon à coté des tas de vêtements pliés je vois ma chaussette Simpson et la chaussette St Valentin de papa, orphelines toutes les deux. Agathe a de la chance les « boules ravageuses »ne doivent pas bien digérer les chaussettes Barbie et peut être que le rose leur donne des boutons, en tout cas ses paires sont bien alignées et toutes complètes.
  Papa a l’air tellement malheureux que je commence à expliquer :
-Tu sais maman les chaussettes …
Et là maman explose :
-Stop ! Vos chaussettes je ne veux plus en entendre parler pour ce soir, bonne nuit ! Et elle nous laisse avec nos tas à ranger.
Cette nuit là la machine est au chômage technique.
Je tourne et retourne dans mon lit, mes rêves sont peuplés de monstres aux dents pointues qui mangent uniquement les chaussettes de garçons.
Au réveil ça y est je pense avoir trouvé la solution.
La nuit a calmé les esprits tout le monde est de bonne humeur au petit déjeuner.
Pour aller à l’école je mets des chaussettes dépareillées : une Spider et une Simpson : je n’aurai pas «  la honte » il n’y a pas sport .
A la récré la maîtresse me garde en classe,elle n’a pas oublié , mais elle me demande :
-Dis Robin c’est quoi cette histoire de machine à laver ?
-Euh ! Je me demandais si j’avais appuyé sur le bouton de la machine à laver comme ma maman me l’avait demandé et j’ai pensé tout haut.
-Bon allez va jouer.
J’aime bien ma maîtresse mais je ne peux rien lui expliquer !
Le soir quand maman charge la machine je lui propose de l’aider.
-Maman tu te souviens pour ma classe de découverte, je devais avoir un sac à linge et mamie m’avait donné un filet avec une fermeture éclair, alors j’ai une idée je veux bien y mettre les chaussettes, je vérifierai qu’il y a la paire et on sera sur de ne plus les perdre .
-Oh ! Dis donc Robin bravo ! Mais c’est une vraie idée de fille ça !
Merci pour le compliment mais se faire traiter de fille !
J’aide maman à trier le linge : Couleurs d’un coté, blanc de l’autre maman m’a expliqué, mais surtout je mets les chaussettes de papa et les miennes dans le filet que je ferme avec la fermeture éclair. Maman vérifie
-Dis donc mes chaussettes de step et celles de ta sœur elles n’ont pas le droit d’être avec les vôtres ?
-Ben justement …mais je ne peux pas expliquer que les « boules ravageuses » n’aiment que les chaussettes de garçon aussi je mets toutes les chaussettes dans le filet.
 
Je suis impatient de voir si mon plan va réussir.
Le soir ,je lis jusqu’à 23h dans mon lit ce n’est pas grave c’est le week end donc pas d’école demain . J’entends enfin le ronronnement de la machine à laver ? Je descends sans bruit et je m’enferme dans la cuisine, puis je m’assieds devant le hublot. La mousse, les vêtements qui tournent, rien ne se passe, je vois même passer le filet de chaussettes mais pas de balles ravageuses. Ai- je rêvé sont –elles parties ailleurs ? Je me lève pour rejoindre mon lit mais voici « boule ravageuse rouge »elle se colle au hublot elle fait peine à voir, elle est toute dégonflée ses yeux sont tristes et sa bouche est tordue de douleur. « Balle ravageuse verte» arrive à son tour elle aussi est toute « flagada » mais elle roule des yeux furieux et elle secoue le filet de chaussettes entre ses dents, il ne va pas résister longtemps !
Là je suis brusquement découragé, le filet sera déchiré et…
Je monte me coucher.
 
Samedi matin après le petit déjeuner, ménage pour tout le monde. Agathe range sa chambre, maman nettoie la cuisine, papa passe l’aspirateur. Je propose de vider la machine à laver et de mettre le linge au sèche linge.
-Robin tu deviens un spécialiste de l’entretien du linge, une vraie fée du logis se moque gentiment maman.
J’ai le cœur qui bat quand j’empoigne le filet à chaussettes, il est un peu déchiré mais apparemment toutes les chaussettes sont là. Je les mets par paire, pas une ne manque à l’appel.
Bon d’accord maman ne comprends pas pourquoi je me mets à chanter à tue tete
-Super ! Super !
Quand dans l’après midi elle range le linge sec elle est ravie :
-Ton idée est excellente toutes les chaussettes sont là et on peut facilement les retrouver, par contre n’oublie pas de vider tes poches la prochaine fois : la balle d’Orgeat ce n’était pas utile de la laver surtout que maintenant elle est toute déformée            .
Et elle me tend une pauvre balle de tennis toute crevée qui avait du être rouge dans une autre vie, et moi je sais dans quelle vie…
Je suis à la fois content et triste :Plus de guerre des chaussettes à la maison, mais la mort du « petit monstre » me peine, elle est morte de faim par ma faute. Aucune trace de la balle verte …
Ca y est désormais le pli est pris, les chaussettes sont lavées dans le filet plus une seule ne disparaît. Ce qui est moins drôle c’est que désormais je suis le responsable de la machine à laver
-Tu le fais tellement bien on voit que ça t’intéresse. Précise maman mi-sérieuse.
 
Souvent le soir dans mon lit je me demande où est passée la gloutonne balle verte elle s’est enfuie dans les canalisations, probablement, j’espère juste qu’elle n’est pas morte de faim.
 
Eh ! Vous ne savez pas !!!
Mardi dernier,au vestiaire ,avant l’entraînement de rugby, alors qu’on se mettait en tenue, je vois Tom avec deux chaussettes différentes .
-Tom, tu lances une nouvelle mode, une rouge une bleue ! Et je lui désigne ses chaussettes.
-Oh ! arrête ma mère est furibarde, elle dit que je perds toutes mes chaussettes, j’en ai au moins dix toutes seules.
-T’inquiète chez moi aussi la machine mangeait les chaussettes !
Tom me jette d’abord un regard inquiet puis :
-Ah ! Vouai très drôle !
Je suis super content « balle ravageuse verte » pourrait bien avoir trouvé une nouvelle maison !
Alors bouche cousue et que Tom ne compte pas sur moi pour lui dire comment s’en débarrasser !
  
 

par Mamyrose publié dans : Histoires pour enfants communauté : LE COIN DES ENFANTS SAGE
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Dimanche 30 mars 2008

 A bien y réfléchir , je ne pense pas que ce soit une histoire pour les enfants... Peut être un conte philosophique? Ou une incitation à la rébellion?. ....à vous de juger!


Alors que Rose n’était encore que la petite Rose elle était déjà très obéissante. Aussi longtemps qu’elle s’en souvienne elle n’avait jamais désobéi.

« Rose n’oublie pas de te laver les dents 3 min  »

Et Rose se lavait les dents 3 min, elle n’arrêtait que quand le dernier grain de sable avait coulé dans le sablier.

Car Rose était très obéissante !

A toutes les tâches demandées elle répondait toujours : " Oui maman "mais le plus étrange c’est qu’elle exécutait IMMEDIATEMENT ces tâches ce qui vous l’avouerez n’est pas si habituel pour une petite fille !

Rose était très obéissante .

 

Un, jour cependant, elle avait été grondée pour son obéissance : écoutez un peu.

Maman lui avait expressément demandé de ne jamais ouvrir la porte en son absence.

Le facteur, l e voisin, l’employé du gaz avaient beau sonner, elle n’ouvrait jamais puisque :

Rose était très obéissante.

Un jour qu’il pleuvait très fort ,on avait sonné à la porte, très très fort et tellement longtemps que Rose avait regardé par la fenêtre.Bizarre, c’était Mamie toute rouge ,ruisselante et apparemment très en colére. Rose  n’était pas tombée dans le piège, elle n’avait pas ouvert la porte puisque :

Rose était très obéissante

Quand après 1/2H de : « Rose Rose ouvre moi c’est mamie tu as le droit d’ouvrir » maman était enfin rentrée de faire ses courses elle aussi était très en colère.

Rose n’avait rien compris elle avait été grondée.

Vraiment les adultes sont étranges avait –elle pensé .

Le lendemain Maman avait à nouveau  expliqué ce qu’était une petite fille obéissante ,et Rose était trop obéissante pour répliquer qu’elle n’avait fait qu’être obéissante.

 

Depuis l’âge de 8 ans elle devait coiffer ses longs cheveux blonds en chignon. Agnès les laissait sur les épaules, c’était très joli. Paule faisait des tresses rigolotes mais maman avait dit « qu’une petite fille bien comme il faut »(vous savez vous ,ce ça veut dire ?)devait faire un chignon bien serré avec 10 épingles alors tous les matins elle comptait 1 2 3 4 ….10 épingles pas 9 pas 11.Puisque :                 

Rose était très obéissante.

A 16 ans elle était très jolie et tout le monde l’aimait bien : elle ne se disputait jamais, travaillait très bien en classe et rentrait exactement à l’heure ,quand maman acceptait une sortie au cinéma avec ses amies.

Et oui Rose était très obéissante.

 

 

A18 ans Paul lui plaisait beaucoup ,son cœur battait plus fort quand elle le rencontrait.

Il jouait de la batterie dans un orchestre de copains et quand il  l’avait invitée à venir à son concert ,elle avait été tellement, tellement heureuse ! Bien sûr elle avait demandé l’autorisation à sa mère.

 

-Mais tu n’y penses pas Rose ce Paul n’est pas un garçon comme il faut(elle savait maintenant ce que ça voulait dire !)un musicien tu penses !!

Pour la première fois elle avait failli désobéir…

Agnès lui avait expliqué qu’elle allait dormir chez elle et qu’elles iraient au concert, sa maman n’en saurait rien.

-Mais c’est un mensonge c’est interdit !

Agnès avait haussé les épaules :

-Ma pauvre Rose tu es désolante.
 

Et de ce jour elle avait vu de moins en moins ses copines et Paul ne l’avait plus invitée.

Elle passait ses soirées et ses week end à la maison ,elle tricotait, cousait et connaissait parfaitement les recettes de cuisine que l’on se transmettait dans la famille, de génération en génération.

« Rose tu es une jeune fille comme il faut ,tu as tout pour être heureuse  » lui répétaient en cœur sa mère et sa grand-mère quand sans savoir pourquoi ,elle était soudain triste

Alors elle retrouvait le sourire.

Puisque Rose était très obéissante.


Toutes ses amies s’étaient mariées ,elle avait été invitée à tous les mariages et on lui avait présenté de charmants jeunes hommes ; comme elle était très jolie ils l’avaient souvent invitée à sortir, mais sa maman consultée, n’avait jamais autorisé ces sorties aussi Rose avait poliment refusé :

 

 

 

 

  Puisque Rose était très obéissante.

 Au bureau où elle travaillait on l’appréciait beaucoup :

-Rose pouvez- vous déplacer vos vacances ?

-Rose pouvez –vous rester pour terminer ce dossier ?

Rose acceptait toujours car elle était définitivement ,

Très obéissante.

D’ailleurs son patron l’appréciait tellement ,qu’il ne lui avait jamais donné, ni avancement ni augmentation. INUTILE! Puisque...

 A 20ans,elle ne se souvient plus très bien comment, elle s’était retrouvée mariée à Lucien : « Un jeune homme bien comme il faut  avait dit maman en le lui présentant, une belle situation, ce sera un bon mari »

Et Rose avait dit oui bien sur puisque :

Rose était très obéissante.

Elle n’avait pas compris pourquoi d’ailleurs, la nuit qui précédait son mariage ,Paul était venu dans son rêve avec ses yeux rieurs, son beau sourire. Mais allons allons ! elle aimait Lucien, elle serait heureuse puisque toute sa famille le lui avait assuré…

 Ce qui est merveilleux c’est qu’après son mariage elle avait peu changé de vie, juste de maison et encore, puisqu’elle habitait à quelques rues de ses parents dans une maison presque identique : le mobilier, la décoration, étaient en tout point semblables puisque Lucien qui avait eu la gentillesse de tout décider avait le même bon goût ...que sa maman.

Elle était bien sur très heureuse, puisque ses parents et sa belle-famille ne cessaient de le lui rappeler.

Elle avait quitté son travail puisque Lucien « avait une belle situation »et qu’il pouvait faire vivre sa femme.
 

 Quelle chance elle avait !

Sa vie était bien réglée : Lucien avait eu la gentillesse de lui établir un programme pour ses journées. Lever à 7h15 courses, ménage déjeuner avec Lucien qui rentrait du bureau, rangement, travaux d’aiguilles et ensuite le dîner devait être prêt pour 19h30 afin de profiter pleinement de la soirée. Pendant qu’elle rangeait ,Lucien avait la grande bonté malgré sa grande fatigue de sélectionner SEUL le meilleur programme télé.

 Lucien avait quitté sa vie aussi discrètement qu’il y était rentré ,emporté par un infarctus. Elle avait pleuré le temps convenable, avait porté le deuil le temps nécessaire ,et tout le monde lui avait dit qu’elle devait être très malheureuse alors. probablement puisque…

 Quelle chance avait  Mme Rose, elle avait un voisin exceptionnel !

-Votre haie 2cm de trop Mme Rose.

-Oui M Dujardin .

Votre pelouse aurait besoin d’être rafraîchie.

-Oui M Dujardin.

Et Mme Rose jardinait, tondait, taillait car elle était toujours :

Très obéissante.

 Un jour elle avait été réveillée à 7h par un gros camion de déménagement. Il avait stationné devant la maison d’à côté qui était en vente depuis quelques semaines.

Rose était tellement excitée qu’elle avait failli interrompre son brossage de dents avant la fin du sablier et son chignon avait bien failli n’avoir que 8 épingles, mais elle s’était vite ressaisie.
 

Dans la matinée elle avait vu arriver les nouveaux propriétaires : une jolie jeune femme blonde  ,un monsieur grand mince « bien comme il faut  »  et un curieux petit garçon de 8 ans environ : les cheveux en pétard, comme disent les petits  enfants de  sa

belle sœur, de jolies lunettes rondes bleues comme les yeux malicieux de ce charmant bambin. Bien sûr on ne pouvait pas ne pas remarquer le pantalon trop long et un peu boueux qui tombait sur des baskets pas très propres.

Quand il l’avait aperçue il avait crié :

-Bonzour !

Et là Rose qui n’avait pas eu le temps d’avoir enfants et petits enfants ,avait senti que ce petit bonhomme ,elle l’aimait déjà.

Le lendemain matin, qui était un mercredi ,alors qu’elle arrosait ses géraniums et enlevait 3 fleurs fanées que lui avait signalées M Dujardin, un ballon était venu déséquilibrer son chignon. Ensuite le curieux petit bonhomme avait atterri dans son jardin ,je dis atterri car il avait escaladé le muret de clôture.

-Bonzour vous savez ze suis trop fort z’ai réussi à grimper sur le mur mais il faut pas le dire à maman!

Elle savait qu’elle aurait du le gronder et lui parler de l’obéissance ,mais elle lui avait juste fait un beau sourire.

Alors qu’il mangeait un caramel ils avaient eu une grande conversation ,il s’appelait Henry et c’est son appareil dentaire qui le faisait zozoter; il n’avait pas de grand-mère pour s’occuper de lui, elle habitait au Canada, son papa et sa maman travaillaient beaucoup, il allait à l’accueil et au centre aéré.
 

-Tu sais c’est nul le centre aéré tu veux pas toi me garder après l’école ? Et puis je pourrai t’appeler Mamy Rose !

Rose n’avait pas eu le temps de lui répondre.

-Henri où es  tu ,à table !

-Oui maman j'arrive !

Et il avait continué à jouer tranquillement au ballon en bavardant avec Rose.

-Mais enfin Henri ta maman t’a appelé.

-Oui je sais mais ya pas le feu !

La nouvelle Mamy Rose n’avait pas compris. La maman avait du appeler 3 fois avant que le petit garçon ne se décide à franchir le mur 15 min plus tard..

-Salut Mamy Rose ze reviendrai demain.

Une chose était sûre Henri n’était pas très obéissant...
 

Mme Rose avait rencontré la maman d’Henri et il avait été convenu qu’il viendrait goûter chez elle tous les soirs.

Rose attendait avec impatience ce moment de la journée.

Henri lui racontait ses secrets ,souvent ses bêtises, il aimait beaucoup le cake de Mamy Rose, mais il n’aimait pas beaucoup M Dujardin qui ne manquait jamais une occasion de le gronder.

-Dis donc Mamy Rose pourquoi tu fais toujours ce que dit M Dujardin ?

-Euh euh ! Et bien c’est normal j’ai toujours été très obéissante.

-Oh ! C’est pas drôle de toujours obéir c’est amusant pour toi d’obéir ?

-Mais il faut obéir c’est tout , et il faut respecter les règles !

-Chiche que demain tu ne mets pas ton réveil et que tu ne fais pas ton chignon.

OH! Henry!
 

Rose avait mal dormi cette nuit là et ensuite elle avait rêvé que le soleil ne se levait pas parce qu’elle avait changé ses habitudes.

 Quand elle avait ouvert les volets à 9h ! Le soleil brillait et elle s’était mise  à chanter en brossant ses cheveux, puis elle les avait juste relevés avec 5 épingles !!

Quand Henri était arrivé pour le goûter il avait applaudi.

-Tu es trop zolie !!!Mais demain tu vas acheter un jean.

-Mais ça ne se fait pas  Henri !

-Tu veux dire que ça ne te ferait pas plaisir ?

Mamy Rose avait bien du avouer que oui en fait ça lui plairait bien.

Le lendemain elle s’était levée à 10h ! et elle avait laissé ses cheveux libres, elle avait même mis du rouge à lèvre..
 

Quand elle avait croisé M Dujardin en allant prendre le bus qui la mènerait en ville il avait eu l’air horrifié, pour la première fois elle l’avait ignoré.

 Quand elle était rentrée chez elle à 16h après être allée au cinéma ,elle portait un joli jean ,des baskets et une jolie chemise rose !

Elle ne se reconnaissait pas dans les vitrines ,mais elle avait envie de chanter dans la rue. Peut être que c’était ça être heureuse ? HEUREUSE ce mot là elle ne le disait jamais il sonnait bien.

Ce soir là Henri ne venait pas goûter il avait judo. Rose avait donc décidé de se préparer un plateau télé et de le déposer ensuite dans la cuisine; elle ferait la vaisselle demain. Ne pas manger à table ça ne lui  arrivait  que quand elle était souffrante, ce n’est pas convenable et la vaisselle sale dans l’évier…

Pourtant le soleil s’était encore levé le lendemain matin.

 A  partir de ce jour là elle avait décidé de ne faire que ce qui lui plaisait. Bien sûr sa haie était un peu trop haute, sa pelouse moins bien tondue et il y avait des fleurs fanées dans ses jardinières mais quelle

importance !

Elle se levait tous les matins

avec le sourire, brossait ses cheveux courts et écoutait toute la journée de la musique fenêtre ouverte. M Dujardin ne lui adressait plus la parole.
 L’autre jour  il avait sonné pour lui demander s’il lui serait possible d’écouter une musique différente ,des fanfares militaires par exemple. Avec un grand sourire elle lui avait répondu :

 -Non-merci M Dujardin j’écoute les CD que m’a prêtés Henri et j’aime bien ça.

Oscar Dujardin avait tourné les talons, furieux et tout à coup elle avait réalisé qu’elle n’était PLUS DU TOUT OBEISSANTE  mais tellement plus heureuse !!!!

Merci Henri !

O h ! Savez –vous qui  elle a rencontré l’autre jour au cinéma ? Paul, oui vous savez son ancien amoureux et il l’a invitée au restaurant samedi soir, et elle a accepté… même si ce n’est pas convenable !!!!

 

par Mamyrose publié dans : Histoires pour enfants communauté : Contes et Légendes
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Mardi 1 avril 2008
http://bpucette.centerblog.net/

Voici le blog où je vais puiser mes images animées
par Mamyrose
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Mercredi 2 avril 2008

 

 

- Eh ! Bien ça y est le chouchou cette fois on t’a laissé tomber comme une vieille chaussette !

Truffe la chatte de la maison se moque.

Doudou n’en revient pas, il a entendu Maman et les enfants préparer leurs affaires pour aller passer le week end chez Papi et mamie. Robin a préparé son sac, mais il ne l’a pas vu au pied du lit.

-Ne m’oublie pas ! a t’il crié, mais il est bien connu que quand ils grandissent les enfants n’entendent plus ce que disent les doudous.

Ce n’est pas grave a pensé Doudou, on va venir me rechercher, j’ai l’habitude. Un soir il a même fallu rouvrir l’école pour me récupérer.
 

Robin a 5 ans et il n’a jamais passé une seule nuit sans moi. Bien sur il est grand maintenant et il ne m’emmène plus à l’école, mais quand il rentre à la maison il se précipite pour me retrouver, je suis son meilleur copain.

Pourtant, depuis quelques semaines il y a un chien à la maison, Comète, une horrible bestiole qui fait pipi partout et surtout avec qui Robin passe beaucoup trop de temps !

L’autre jour cette chipie m’a même saisi dans sa gueule, comme elle le fait avec les chaussures, les éponges et tout ce qu’elle trouve, mais je lui ai boxé la truffe et elle est partie en couinant : bien fait !

Mais on l’a emmenée, elle !!!!

Non, du calme, on va venir me chercher .

Justement, j’entends la porte d’entrée, Jean Mi le papa d’Agathe et Robin rentre dans la chambre, je l’entends grogner :

-Le pyjama, où est le pyjama ?

-Je suis là, je suis là ! j’ai beau crier Jean Mi ne m’entend pas, c’est vrai que les papas n’entendent pas les doudous !

Truffe se faufile entre ses jambes ;

-Truffe arrête tu vas me faire tomber !

Papa Jean Mi n’est jamais très content quand il revient chercher des vêtements oubliés, et je parie que maman Karine l’a envoyé chercher des «  trucs » comme il dit qu’il ne trouvera pas…

La porte claque, la clé tourne, dans la serrure …on est abandonné pour tout le week end…

 

-Bon le chouchou cette fois on t’a laissé tomber, moi j’ai l’habitude et sans la petite « purge »(je pense que c’est Comète) c’est déjà les vacances !

Truffe a longtemps été le seul animal de la maison, depuis que Comète est là elle est très jalouse et ne veut pas du tout jouer avec elle.

-Bon je suis désolée je file je suis attendue pour dîner .

-Salut !

J’ai très envie de pleurer, je vais rester tout seul dans le noir et j’ai peur seul dans le noir

 

-Mais j’y pense, viens avec moi !

-Merci bien manger des mulots et des souris beurk, très peu pour moi !

-Non je ne pense pas qu’on mangera "traditionnel," c’est plutôt un apéritif dînatoire

, c’est Roxane qui reçoit la nouvelle chatte du bout de la rue, une petite angora prétentieuse, elle fait sa soirée de bienvenue !

-Je n’ai pas le cœur à sortir et je pense qu’il n’y aura que des chats, je serai le seul étranger .

-Pas sûr on se réunit dans la cabane du jardinier ,elle veut beaucoup de monde. Par contre elle a bien spécifié que c’était une soirée habillée. Moi je n’ai aucun souci, j’ai ma robe noire. impeccable et le soir, le noir c’est toujours très habillé

C’est vrai que Truffe est magnifique ses poils sont noirs et brillants.

-Il faut dire que pour toi c’est différent, tu es légèrement débraillé et très négligé !!

Je sais ,Robin m’a tellement mâchouillé, traîné partout que mes oreilles sont effrangées ,mon corps est tout flasque, je suis d’une couleur bizarre entre le jaune marron et le marron passé.

-Bon alors tu te décides je ne veux pas être en retard, on va aller dans la chambre d’Agathe et on trouvera bien des vêtements dans son armoire de poupées .

Je n’ai pas très envie mais c’est mieux que de rester tout seul.

 

Truffe me hisse sur son dos et nous montons dans la chambre d’Agathe.

Là il fait clair les volets n’ont pas été fermés et la lumière de la rue éclaire la chambre.

Truffe se glisse dans le tiroir des habits de poupée et à grands coups de patte disperse tout sur le plancher

-Mais qu’est ce que vous faites dans ma chambre ?

C’est Lapinette qui nous interpelle d’une voix furieuse, c’est le doudou d’Agathe elle non plus elle n’est pas partie en week end !

-Je viens chercher des vêtements pour Doudou il sort avec moi ce soir, tu veux venir avec nous ?

-Non ,non je reste couchée dans un lit moelleux, j’ai mal au dos, je passe trop de nuits sur le plancher depuis quelque temps. Autrefois Agathe me serrait toute la nuit bien fort dans ses bras, maintenant elle grandit, alors…Bonne soirée les jeunes ne faites pas de bruit en rentrant !

-Dors bien on te racontera !

 

Truffe m’a trouvé une veste argentée et une écharpe violet, c’est juste à ma taille et du plus bel effet !

Finalement ma bonne humeur commence à revenir je suis impatient.

Je grimpe sur le dos de Truffe on franchit la chatière, puis la petite fenêtre du sellier qui reste ouverte pour les promenades nocturnes deTruffe, et à nous l’aventure.

 

Dans la cabane du jardinier, une dizaine de chats du quartier sont réunis, Roxane à l’entrée nous accueille et veille à la tenue des invités. Elle semble satisfaite de ma présence d’autant qu’il y a d’autres Doudous naufragés du week end : un lapin blanc plutôt gris, un nounours un peu pelé et une jolie poupée de chiffon que j’ai déjà rencontrée à la maternelle de Robin, nous avons été parfois voisins de sieste .Elle a de jolis cheveux de laine orange. L’ambiance est très sympathique et le concert de miaulements

particulièrement réussi. Nous buvons du lait et lapons de la crème, Roxane est très délicate !

Je passe beaucoup de temps avec la poupée aux cheveux orange :elle me raconte ses peines de cœur Gaeëlle grandit et la délaisse beaucoup…NOUS PROMETTONS DE NOUS REVOIR !!!

La soirée s’achève,nous remercions Roxane et nous rentrons épuisés, mais contents . Truffe me re dépose au pied de mon lit et gentiment se couche en rond près de moi. Je n’ai plus peur et je m’endors.

 

La voix de Jean Mi me réveille en sursaut, il fait jour ;

-Ah ! Truffe tu es restée là et toi Doudou te voilà !

On me saisit on me met dans un sac et je me retrouve quelques minutes plus tard dans les bras de Robin.

-Papa pourquoi tu as habillé Doudou en clown ?

-Robin c’est bon, grogne papa qui ne comprend rien, c’est la dernière fois que je vais le chercher, tu es prévenu !

 Je lui expliquerai bien à Robin, mais comme vous le savez les Doudous ne peuvent parler aux enfants que dans des circonstances très PARTICULIERES

et Pâques …c’est uniquement la magie des CLOCHES !!!

 

par Mamyrose publié dans : Histoires pour enfants communauté : LE COIN DES ENFANTS SAGE
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Mardi 8 avril 2008

Toute promenade avec les petits enfants a ses rituels s'arrêter sur un banc pour raconter une histoire, avec Tom c'est incontournable... 

-

-Dis donc   toi le nouveau si tu veux tu dis bonjour!
"Petit banc" vient d'atterrir dans un grand hangar où on l'a stocké sans ménagement.Il a quitté la chaîne d'assemblage dans l'après midi. Il a encore mal au cœur de son armature en fonte ,le bruit était assourdissant et quand on a vissé les belles planches de son dosseret il était à la fois très fier et un peu triste.
Les techniciens qui l'ont assemblé s'étaient bien occupés de lui.

-Bon alors le nouveau où vas -tu être installé?
C'est un magnifique banc en arc de cercle qui lui pose cette question,il a l'air prétentieux tout en métal brillant , il poursuit:
-C'est sûr tu ne vas pas venir avec moi dans le nouveau centre commercial très chic, toi tu es plutôt du genre rustique.
Petit banc n'ose rien répondre.Heureusement une petite voix à coté de lui,murmure
-T'en fais pas lui il s'en va demain et moi je pense que je ne serai pas livré de si tôt parce que la crèche où je dois aller n'est pas encore terminée.
C'est un joli banc rose qui lui a parlé d'une voix très douce.
-C'est sûr on est là bien au chaud pour un moment !Disent en cœur "petit banc jaune, bleu et blanc ",puisque on va tous au même endroit !
Ses nouveaux copains le rassurent un peu,il ose répondre:
-Je ne sais pas où je vais aller :peut être une école primaire ou un beau jardin public...
-C'est bien possible, le mois dernier nous avons vu passer des petits bancs de ta famille ils allaient dans une école .
-Ça me plairait bien!!!
-Bon les gamins silence, c'est l'heure de dormir!
C’est un grand banc en bois exotique qui a pris la parole d'un ton dédaigneux.

Le hangar devient sombre et silencieux petit banc a du mal à trouver le sommeil, il est très excité par la perspective de sa nouvelle vie.Il se voit entouré d'enfants qui l'encerclent de leurs jeux,où peut être dans un jardin public, des amoureux viennent s'asseoir sur lui ,ils se tiennent la main et se murmurent des secrets .Dans une résidence de personnes âgées il serait aussi très heureux, au milieu des papis et des mamies ,à l'ombre des grands arbres ,ils viendraient se reposer et raconter des histoires de l'ancien temps.
Quelle belle vie il va avoir! Il s'endort et rêve d'enfants de jeux et de secrets échangés...

Le rideau métallique s'ouvre à grand bruit,la lumière du jour l'éblouit ,des éclats de voix, des rires ,voilà qu'on débarque trois autres "petits bancs" tout à fait semblables à lui. Il les reconnaît, ils étaient sur la même chaîne que lui, ils les a quittés quand ils étaient encore à la peinture.
L'un d'eux est inconsolable,il pleure très fort il a peur ,il ne veut pas quitter l'usine .
"Grand banc "en-métal le houspille :
-Espèce de mauviette arrête de pleurnicher !
"Petit banc" lui chuchote
-N'aie pas peur,nous allons certainement au même endroit et notre vie va être belle .Il semble un peu rassuré.

La matinée s'écoule calmement on s'ennuie un peu,heureusement "grand banc design"et"grand banc exotique" créent l'animation ils se disputent ,ils sont tous deux persuadés d'être :le plus beau banc de l'usine.
A mi journée alors que le soleil d'hiver décline déjà, le rideau métallique s'ouvre à nouveau ,un gros camion recule et deux employés se saisissent d'un banc semblable à lui ,puis d'un autre banc et c'est tous les bancs de sa famille lui compris qui se retrouvent sur le plateau du gros camion .Il a juste le temps de souhaiter bonne chance aux petits bancs de couleur qui ont été si gentils avec lui.


Il fait froid mais il est tout excité!
Premier arrêt,le camion pénètre dans une cour où des enfants jouent .Chouette une école je vais être bien ici!!
Hélas seuls deux de ses frères sont déchargés. Il fait presque nuit maintenant et il fait très froid,les lumières de la ville disparaissent et le noir est presque total, le  camion s'engage dans un chemin caillouteux, on est dans un parc, mais un très grand parc, les arbres noirs sont très effrayants et l'eau d'un très grand lac lui doucement.
Ils sont trois sur le plateau du camion et personne ne parle...
Arrêt, et là on décharge ses deux copains.
On les installe côte à côte face au lac glacé,c'est sûr il fait froid et noir mais ils sont deux...
-Bon courage!
-Que va-t-il m'arriver ?Pense-t-il.

On fait le tour du lac et on le décharge à son tour dans un endroit tout noir, face au lac derrière une haute haie.Les employés municipaux en profitent pour charger un banc de sa famille dans un piteux état :le siège cassé, le dossier couvert de tags de peinture ,la carcasse tordue et couverte de boue .
-Bonne chance, j'espère qu'ils te traiteront mieux que moi ,ouf! Pour moi c'est la retraite !
-Merci, murmure -t-il.
Qui sont les "ils" qui lui ont fait tout ce mal?

Le camion s'éloigne "petit banc" est maintenant tout seul dans la nuit il a peur  et il a  froid.Autour de lui il entend toutes sortes de bruits effrayants, il a tellement envie de pleurer qu'il se couvre de fines gouttelettes... Un drôle de petit animal passe près de lui :
-Ouille dis donc tu m'as griffé!
-Mais non, je t'ai fait un câlin de bienvenue ,je suis un hérisson!T'es nouveau ici , alors bon courage!
Ils sont fatigants tous à lui souhaiter bon courage!

Il ne ferme pas l’œil de la nuit, et quand le soleil se lève même s'il est bien pâle, il est soulagé.
En fait ce coin est plutôt joli et il est juste en face des deux bancs copains sur l'autre berge du lac.
Il essaie de leur crier :Bonjour ! Mais personne ne l'entend. Il somnole doucement au soleil pour récupérer de sa nuit difficile,mais il est réveillé en sursaut : une bande de garçons et de filles débouche au bout de l'allée .
-Enfin de la compagnie pense t il!

-Houa !Vise le nouveau banc trop classe!!
S’écrie un garçon qui a sur la tête une drôle de  crête rouge et bleue. Ils se bousculent joyeusement pour s'asseoir, mais...sur le dossier , alors qu'il